Virus Hanta : 11 cas recensés et 13 pays touchés – l’OMS alerte sur une possible propagation liée au navire MV Hondius
Aperçu de l’épidémie de virus Hanta à bord du MV Hondius
Selon les dernières informations des autorités sanitaires internationales, une épidémie de virus Hanta liée au navire de croisière MV Hondius a déjà entraîné 11 cas suspects ou confirmés, dont 9 cas positifs confirmés et au moins un cas critique.
Après le débarquement des passagers, les personnes exposées se sont dispersées dans 13 pays répartis sur 4 continents, compliquant fortement le suivi sanitaire.
Le navire MV Hondius est actuellement au centre d’une enquête épidémiologique internationale coordonnée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et plusieurs autorités nationales.
Le “patient zéro” suspecté : un ornithologue néerlandais
Selon le New York Post, le “patient zéro” pourrait être Leo Schilperoord (70 ans), un ornithologue néerlandais.
Avec son épouse, il participait à un voyage de recherche sur les oiseaux en Amérique du Sud pendant 5 mois, passant par l’Argentine, le Chili et l’Uruguay avant d’embarquer à Ushuaia (Argentine) à bord du MV Hondius.
Avant l’embarquement, le couple aurait visité une zone proche d’une décharge pour observer des oiseaux, un environnement susceptible d’être contaminé par des rongeurs porteurs du virus Hanta.

Évolution de la maladie et décès signalés
- 6 avril : apparition des premiers symptômes (fièvre, maux de tête, troubles digestifs)
- 11 avril : décès de M. Schilperoord à bord du navire
- Peu après : décès de son épouse lors de son rapatriement via l’Afrique du Sud
Les autorités argentines soupçonnent une exposition au virus transmis par des rongeurs, notamment le mulot à longue queue, porteur du variant Andes du virus Hanta.
Propagation de l’alerte dans 13 pays
Des cas ou suspicions ont été signalés dans les pays suivants :
États-Unis, Royaume-Uni, Espagne, Pays-Bas, Danemark, Allemagne, Suisse, France, Afrique du Sud, Singapour, Philippines, Argentine, Cap-Vert
Cette situation fait de cet événement l’une des alertes sanitaires internationales majeures de l’année 2026.
Position de l’OMS sur le risque de transmission
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) rappelle que :
- Le virus Hanta se transmet rarement d’une personne à une autre
- Le risque global pour la population reste faible
- Une surveillance stricte reste toutefois nécessaire
L’OMS met en garde contre la possibilité de nouveaux cas dans les semaines à venir en raison d’une période d’incubation pouvant aller de 2 à 3 semaines, voire plus.
Réactions des pays concernés
- La France signale un cas critique hospitalisé
- L’Espagne a confirmé un nouveau cas en isolement
- Les Pays-Bas et d’autres pays européens surveillent les passagers rapatriés
